Une occasion unique de rencontrer des voyageurs qui ont choisi la bicyclette comme mode de locomotion.
Plus d'informations sur le site www.lamaisonduvelo.be

Des petits conseils, encore, pour ceux qui seraient tentés par une aventure similaire à la mienne.
Au moment de préparer mon voyage, je recherchais du matériel ayant les qualités suivantes:
petit volume, petit poids, durabilité, me permettant d'avoir le maximum d'autonomie et n'attirant pas la convoitise des voleurs de grand chemin.
Je n'avais que très peu d'expérience du camping mais suis passée maître dans l'art de monter puis démonter rapidement le camp.
Je n'espérais pas tout rentrer dans les sacoches mais y suis finalement parvenue. J'ai croisé très peu de cyclistes qui étaient moins chargés que moi, surtout pour un si long voyage.
Pour alléger le poids des bagages, un cycliste voyageur bien intentionné m'avait conseillé de couper toutes les étiquettes de mes vêtements (ce que j'ai parfois fait, mais pour d'autres
raisons) ainsi que les bords des blisters des médicaments (sic!).
1ère règle d'or : le rangement!
Il m'a fallu un mois avant que chaque objet trouve sa place. Résultat: je devais souvent vider les 4 sacoches pour trouver ce dont j'avais besoin. Mais j'ai fini par m'organiser et savoir à tout
moment où se trouvait chaque objet. Il est important d'équilibrer le poids des bagages. Finalement, mes bagages se répartissaient comme suit:
- 1ère sacoche avant (= sacoche "sale"): matériel vélo et de réparation, trousse de couture, filtre à eau, réchaud, bassine, corde à linge, détergent vaisselle et petite éponge, gamelles et
couverts, guêtres étanches, sac de couchage
- 2ème sacoche avant (= sacoche "propre"): livre, matelas, oreillers et taie, pharmacie, boussole, 2 petits cadenas, prise anti-moustiques, papiers dans porte-documents étanche, sac à
viande, lampe, réservoir à eau, résistance électrique, radio, cape, réveil
- 1ère sacoche arrière: vêtements et cadenas
- 2ème sacoche arrière: tente, savon à lessive et brosse, trousse de toilette, nourriture, plastique pour s'asseoir, chaussures "de ville", tongs, petit sac à dos, guide de voyage, carnet de
bord, sudoku (!), papier toilette
Petit zoom sur le matériel
- Tente Terra Nova : 890gr.
La hauteur centrale de 95 cm au milieu me permettait de m'asseoir, tout juste... Je pouvais ranger tous mes bagages sous le double-toit. Elle était bien étanche mais été cependant sujette à
la condensation le matin, ce qui nécessitait d'attendre au moins une heure avant de la replier.
2 bémols à cette tente qui figure au Guinness Book des records: d'abord, les piquets d'origine, en fibre de carbone, ultra-légers, certes, mais très fragiles. J'ai dû en remplacer la
moitié en cours de route. Ensuite, les fermetures éclairs qui ont donné des signes de lassitude après 100 nuitées. J'ai utilisé la tente 125 nuits.
- matelas auto-gonflant Prolite et kit de réparation (non utilisé) : bien isolant, très compact, assez long (190 cm), solide
- sac de couchage Lestra Light compact, 790 gr
- sac à viande "Thermalyte reactor": augmente de 8° la performance du sac de couchage. D'un grand confort et facile à laver, je l'ai mis dans mon duvet, ceci pour ne pas salir ce dernier
- sac à viande en soie
- 2 petits oreillers "avion" et taie: et oui, j'aime le relatif confort!
- bassine en plastique "Sea to summit" d'une capacité de 5 litres. Indispensable pour faire tremper le linge, se laver en camping sauvage, réparer une crevaison ou mettre l'eau à filtrer
- réchaud multicombustible: je n'ai eu que des ennuis avec ce réchaud que j'ai abandonné en cours de route. Au retour d'Amérique du Sud, j'ai acheté un campinggaz, parfait, mais je n'ai pas
trouvé facilement des bonbonnes de gaz dans les pays baltes et en Finlande.
- gamelles en aluminium: une pour cuire les pâtes, avec couvercle pouvant faire office de poêle.
- lampe frontale Petzl à 3 niveaux d'intensité, mon kit "mains libres" d'éclairage, indispensable en camping mais aussi dans les hôtels mal éclairés d'Amérique du Sud ou pour rouler dans les
tunnels
- filtre Katadyn: une cartouche en céramique me procurait à tout moment de l'eau potable. Pas nécessaire donc, de me balader avec des litres d'eau ou d'envahir davantage de plastique les nombreux
dépôts d'immondices...
- "Platypus" 2 litres: réservoir à eau ultra-léger et ultra-solide
- résistance électrique : je devrais mettre ce mot au pluriel car j'en ai utilisé 8! Indispensable pour le café du matin, le thé du goûter ou pour préparer des nouilles instantanées.
- boussole: je ne l'ai jamais utilisée mais sa présence était rassurante, une fois que j'ai compris que le soleil tournait dans le sens inverse des aiguilles d'une montre dans l'hémisphère Sud et
que le soleil s'y trouvait au Nord à midi!
- radio : pour rêvasser sous la tente et écouter la musique locale, Adamo en espagnol inclus!
Ce que je n'ai pas pris...
- GSM: alias téléphone portable. Je n'en suis déjà pas fan en Belgique, il me semblait être une énorme entrave à ma liberté en voyage. Otavio a bien essayé de m'en donner un de force à Belo
Horizonte, craignant pour moi la traversée des favelas de Rio, mais qui aurais-je appelé à l'aide??
- GPS: j'en ai reçu un avant mon départ (merci à la famille Lefever), mais ai décidé de ne pas le prendre pour les raisons suivantes:
1° j'ignorais si il y avait des cartes disponibles pour l'Amérique du Sud et les télécharger depuis internet me semblait une épreuve insurmontable
2° il fonctionnait avec des piles d'une durée de vie de 10 heures. Je n'avais pas toujours accès à l'électricité pour recharger des piles et me suis refusé de consommer autant de
piles jetables.
3° je risquais de ne pas trouver de réseau partout et je devais de toute façon avoir aussi des cartes pour toutes les régions traversées
4° c'est un signe de richesse bon à aimanter les voleurs de tous bords
5° je n'avais plus de place pour placer le support sur mon guidon
6° depuis ma plus tendre enfance, j'adore avoir le nez plongé dans une carte, que ce soit sur un plan des pistes aux sports d'hiver, en randonnée en montagne ou sur autoroute
(nettement moins excitant...). J'ai trouvé partout des cartes plus ou moins correctes et ne me suis trompée de chemin que 2 ou 3 fois.
- assiette en plastique: elle aurait été utile dans les campings du Nord de l' Europe, équipés de fours à micro-ondes. Réchauffer les aliments dans leur emballage d'origine était douteux (regard
réprobateur des Allemands si disciplinés à l'appui...) mais faisable.
Tout ce beau petit matériel ne m'a pas été volé, que ce soit en camping ou à l'hôtel. La plupart du temps, je mettais mon vélo dans ma chambre.
Les sacoches ont été pour moi la meilleure solution pour transporter les bagages, une remorque n'étant adaptée, d'après moi, qu'au camping; l'exiguïté de certains hôtels ne permet de garer qu'un
seul vélo, et certainement pas une remorque.
Je rajoute une photo de ce que je n'avais pas dans mes sacoches, mais qui fera plaisir à Nathalie!
Je suis donc partie avec un vélo Da Silva en acier, de type randonneur. J'ai essayé d'en choisir les
différents éléments sans trop regarder au prix, privilégiant la solidité, le confort et la facilité avec laquelle j'allais trouver des pièces de remplacement.
Lecteurs allergiques à la mécanique, passez votre chemin! Futurs voyageurs, puisse mon expérience vous aider à préparer votre voyage... Je ne vous parle que de mon vécu cycliste mécanique,
je n'ai pas la prétention de donner des conseils car la mécanique, ce n'est vraiment pas mon fort! Les conseils de Yves, de la "Maison du vélo" ont été très précieux.
Mon vélo dans les détails...
- roues 26 pouces et 6 rayons de rechange
Le diamètre de la roue est un standard disponible dans le monde entier. J'ai scotché les rayons de rechange à la barre transversale de la roue arrière et n'en ai utilisé aucun.
- pneus Schwalbe Marathon XR avec bande réfléchissante
Pneus increvables, ou presque... De fait, j'ai eu une crevaison après 2191 km, la suivante (en fait, 4 ou 5 crevaisons d'affilée...) à 16.474 km, après un an et une semaine de randonnée.
Je n'ai pas été suffisamment vigilante et aurais dû changer de pneus un peu plus tôt, dans une ville où j'aurais pu en trouver de bonne qualité. Du coup, j'ai acheté en urgence ce que j'ai pu
trouver, à savoir des pneus thaïlandais de piètre qualité; les crevaisons se sont succédées à un rythme effréné... Les Nimbus renforcés au Kevlar achetés à Narbonne étaient solides mais peu
confortables. Je les ai échangés à Bruxelles en juin 2008 contre mes "Marathon" favoris. Je les ai utilisés en Europe du Nord durant 6818 km sans avoir de crevaison. Ces pneus sont
confortables sur route mais également sur piste de terre ou de pierre.
Je maintenais toujours une pression de minimum 4 bars (risque de crevaison et de chute réduit, longévité du pneu, effort moindre) et ne gonflais mes pneus qu'aux stations services. Ma
petite pompe manuelle avec manomètre m'a cependant été bien utile lors des multiples crevaisons le long de la Panaméricaine.
Le pneu arrière, qui supporte un poids plus lourd que l'avant, s'use plus vite; il convient donc d' intervertir les pneus quand le pneu arrière commence à s'user. Je l'ai fait à 10987 km.
Il convient d'avoir toujours une chambre à air de réserve, ceci afin d'éviter de devoir réparer la fuite au bord de la route. Il est plus confortable de le faire le soir à l'étape.
Quand le sort s'acharnait sur moi et m'imposait plusieurs crevaisons durant la même journée, ma bassine en plastique (remplie d'eau) m'a été d'une grande utilité, afin de déterminer le point de
crevaison. Je gardais l'eau de la bassine en prévision de la crevaison suivante, autre précaution indispensable quand on traverse des zones peu habitées...
Une pince à épiler pour déloger un éventuel corps étranger du pneu m'a aussi été utile. J'ai également placé des rustines à l'intérieur du pneu quand le trou était trop grand.
J'ai mis de nouveaux fonds de jante à Murcia (17078 km).
- changement de vitesse (27) Shimano Deore
J'ai dû changer le dérailleur avant après 21.140 km
- freins V-brake
Mis à part les patins d'origine, je n'ai utilisé que 5 paires de patins. En randonnée, on freine beaucoup moins qu'en ville, sauf dans les descentes, à moins d'être suicidaire.
- chaîne et
cassette
Afin de ne pas user précocement la cassette arrière, j'ai changé de chaîne après 3675 km. A 12900 km, j'ai remis la 1ère chaîne. A 19441 km, j'ai remplacé chaîne et cassette. L'idéal, d'après mon
vélociste, serait d'échanger (pas de changer!) les chaînes tous les 1000 km; mais ça, ce n'est vraiment pas pour moi!
- outils multi-fonction
2 petits outils comprenant : démonte-chaîne, clé à rayon, tournevis cruciforme, tournevis à bout plat, 5 clés hexagonales Allen, 5 clés plates
- guidon ergonomique à cornes
Il m' a permis de varier les points d’appui mais n'a pas empêché les fourmillements dans les bras et mains.
- porte-bagages avant et arrière Tubus
Ils ont été infaillibles.
- bloque-roue arrière
Accessoire absolument indispensable, qui a fait l'admiration des Sud-américains qui n'en avaient jamais vu. Bizarre, alors que cet accessoire est présent sur tous les vélos asiatiques. J'ai
abandonné devant tous les supermarchés mon vélo chargé avec pour seule entrave le bloque-roue. On ne m'a jamais rien volé! J'avais aussi au départ un lourd cadenas, que j'ai abandonné avant de
prendre l'avion pour le Brésil. Je l'ai remplacé par un cadenas plus léger et forcément moins fiable, mais ô surprise, il n'a jamais été coupé. Ceci dit, je l'ai très peu utilisé, je n'ai pas un
caractère très méfiant.
- pédales amovibles avec cales-pied en plastique et lanières en cuir
Les cales-pied, bien, les lanières, pas bien, car elles empêchent le pied de se dégager rapidement et ont été pour moi source de chutes. Je les ai donc retirées au Pérou.
Le fait d'avoir des pédales amovibles s'est avéré très pratique. Pour embarquer le vélo dans un avion ou dans un car, d'abord, pour prévenir le vol du vélo, ensuite. Le voleur aurait été quelque
peu désappointé de se retrouver avec un vélo sans pédales... Donc, à conseiller.
- 1 compteur sans fil VDO
Les compteurs sont réputés fragiles, pas toujours fiables,
surtout sans fil. Je ne suis pas fan de gadgets électroniques et ai pris le modèle le plus simple qui m'indiquait l'heure, la vitesse et le kilométrage. Donc, pas d'affichage de la vitesse
moyenne journalière ni de la vitesse de pointe.
Je suis tombée sur un bon numéro car il est toujours vivant! Je devais cependant réajuster le kilométrage car il indiquait environ 7 km de trop/100 km. Les piles n'ont été changées qu'une fois
(elle sont sensées durer 1 an!), malgré l'usage intensif de l'appareil.
- 3 portes-bidon
2 portes-bidon pour l'eau (500 et 750 ml), un pour le combustible (pour mon réchaud, pas pour moi).
Après le décès prématuré de mon réchaud multicombustible, j'ai retiré le porte-bidon contre lequel frottaient les câbles arrière.
- 1 solide béquille
Celle-ci a été d'une solidité à toute épreuve, supportant sans faillir le poids du vélo chargé. C'est un accessoire absolument
indispensable.
- 1 selle San
Marco
Elle s'est crevassée et j'ai dû la changer à Berlin après 25383 km.
- 1 phare arrière à piles
Je ne voulais pas de phare car j'avais décidé au départ de ne jamais rouler de nuit. Yves avait malgré tout mis un phare arrière à piles sur mon vélo. Il m'a été bien utile lors de la traversée
de tunnels, cas de figure auquel je n'avais pas pensé au départ. Ma lampe frontale de camping faisait office de phare avant en cas de besoin.
Je n'ai roulé que 2 fois la nuit. La 1ère fois s'est soldée par une chute à Joao Pessoa (j'ai buté sur une bordure et fait un beau vol plané), ce qui m'a
permis de connaître les joies d' un hôpital brésilien, et la 2ème randonnée nocturne s'est déroulée à Berlin sans incident.
- 5 sacoches étanches Ortlieb (2 à l’avant, 2 à l’arrière et une sur le guidon avec porte-carte)
Le sacoches, impeccables! Je ne suis jamais tombée dans une rivière pour en tester l'étanchéité mais elles ont bien résisté à la pluie. Autre atout: la difficulté de les retirer du vélo pour qui
ne connaît pas le mécanisme. Nombreux sont ceux qui ont voulu m'aider à détacher mes sacoches mais qui n'y sont pas parvenus; excellent moyen anti-vol, en fin de compte.
Étanchéité veut aussi dire macération. Il convient donc de les aérer régulièrement pour ne pas avoir de condensation. Je l'ai appris à mes dépens le jour où j'ai découvert un outil tout
rouillé.
Le fond de la sacoche avant gauche s'est troué car, placé à +- 15-20 cm du sol, il a frotté plusieurs fois contre des bordures de trottoir.
La sacoche de guidon me servait aussi de sac à main; pas très élégant, je vous l'accorde, mais très pratique. Le porte-carte s'est fendu après 15.000 km, chaleur, soleil et mouvement des cartes
obligent... Je l'ai remplacé à Berlin et ai constaté sur la notice qu'il était garanti 5 ans... Mais je n'avais pas la facture avec moi.
- 1 casque
Il était la plupart du temps accroché à mon porte-bagages arrière. Je le mettais cependant dans les grandes descentes et en cas de circulation urbaine critique.
- matériel de rechange
1 boîte de rustines, 1 chambre à air, 3 démonte-pneus en plastique (remplacé une fois), 2 paires de patins de freins, 1 câble de frein arrière, un câble de dérailleur arrière, 6 rayons, ruban
adhésif, liens en plastique, huile, brosse à dents usagée, 1 chaîne, 1 clé démonte cassette Shimano. Je n'ai jamais utilisé les câbles, rayons et clé démonte cassette. Les liens ont été très
utiles pour refixer le compteur ou le garde-boue.
J'ai fait 6 visites d'entretien chez des vélocistes: à Séville (3019 km), Joao Pessoa (3675 km), Belo Horizonte (6792 km), Arequipa (12914 km), Santiago de Chile (16742 km) et Bruxelles
(19441 km). Le seul pépin majeur que j'ai eu est la rupture de l'axe de la roue avant, dans un petit village balnéaire du Chili. La providence avait placé un vélociste sur mon chemin. Mais il a
placé des billes de différentes tailles dans l'axe, du jamais vu à la "Maison du vélo"!
J'ai trouvé des magasins de vélos un peu partout et et n'ai donc pas eu à regretter de ne pas avoir pris plus de matériel de rechange. Mon seul regret est de ne pas avoir changé plus vite ma 1ère
paire de pneus.
Quelques petits conseils pour ceux qui seraient tentés par une aventure à vélo...
En préparant mon voyage (si peu...), je suis partie des constats suivants:
- je n'ai pas pour habitude de me balader, ni même de vivre avec une grosse pharmacie; les conseils qui suivent n'ont pas la prétention d'être une panacée
- je suis infirmière diplômée en médecine tropicale
- je jouis d'une excellente santé, j' ignore ce que sont vomissements ou fièvre
- on trouve presque partout des pharmacies, même dans les coins les plus reculés
- mon itinéraire n'est pas établi et j'ignore si j'irai dans des zones touchées par la fièvre jaune ou le paludisme
Vaccins
Tétanos, polio, hépatite A et B, fièvre typhoïde, fièvre jaune, rage
Carnet international de vaccination
A posteriori, je réalise que le plus grand danger durant mon voyage n'était pas de me faire renverser par un camion, ni de me faire attaquer, violer ou assassiner, mais bien de me faire attaquer par un chien... J'ai évité le pire un jour en Argentine (voir article "Vers le Nord-Ouest argentin").
Le mieux à faire en cas d'attaque de chien, et dans l'ordre :
- surtout, ne pas s'enfuir, ça ne fait qu'exciter davantage l'animal qui, de toute façon, rattrapera le cycliste
- interposer le vélo entre le chien et l'animal, difficile à faire face à une meute
- crier à pleins poumons "fous le camp" ou toute autre injure qui passe par la tête; étonnant de constater à quel point tous les chiens comprennent le français...
- prendre une pierre et la lancer vers le chien; éventuellement, en garder une à portée de main dans la sacoche de guidon
Il semble qu'il existe un appareil émettant des ultra-sons qui écarte les chiens.
Je ne peux donc que recommander fortement le vaccin contre la rage.
Pharmacie de départ
- traitement anti-paludique (Malarone), non utilisé
- antibiotique à large spectre (Levofloxacine=Tavanic), non utilisé
- anti-inflammatoire (Piroxilam=Feldène), 2 cp utilisés
- anti douleur (Paracetamol), utilisé pour douleurs dentaires
- antidiarrhéique (Loperamide=Imodium), une boîte utilisée
- contre le brûlures : un fond de Biaphine, utilisé 2 fois
- 5 sparadraps
- somnifère (Lormetazepam=Noctamid), 10 cp utilisés
- une boîte de sel de Nigari (magnésium) et une de vitamine C
- 1 lame de bistouri pour la 2ème partie de mon voyage (Europe du Nord), utilisée pour inciser ma verrue plantaire
- bracelet anti-moustique, d'une inefficacité remarquable
- crème solaire
Médicaments achetés en cours de route
- vermifuge, pendant mon épisode de 21 jours de diarrhée sans fièvre (je vous passe les autres détails) au Pérou
- anti-histaminique (Loratadine), lors de mon épisode d'allergie au vin de Cafayate en Argentine
- antibiotique (Amoxicilline) pour abcès dentaire
- isobétadine dermique, après ma suture au genou et sparadraps imperméables
NB: impossible de trouver en vente libre au Brésil (on peut les comprendre...) une lame de bistouri pour couper les fils de ma suture > système D, coupe-ongle et pince à épiler
- contre les moustiques : Autan en stick, prise électrique
Pour limiter le volume et le poids des bagages, je n'ai pas pris les boîtes de médicaments. J'ai mis les comprimés dans des petits sachets en plastique et me suis contentée de découper une partie des notices.
Passer mon corps à la loupe...
En 18 mois de randonnée et 26259 km...
- j'ai perdu 10 kg, 4 cm de tour de taille, 10 cm de tour de hanches, 10 cm de tour de poitrine, 5 cm de tour de cuisse
- j'ai eu continuellement des fourmillements dans la main et le bras droits, m'imposant des arrêts toutes les heures
- mes fesses ont été mises à rude épreuve: furoncles sur les ischions, épaississement de la peau. Le mieux est de mettre une crème hydratante bien grasse sur les fesses et le coccyx
- j'ai eu des réactions allergiques au vin (Argentine), à des plantes (Brésil), à des insectes
- j'ai fait 6 chutes, chaque fois toute seule, dérapage ou déséquilibre à cause du poids des sacoches. Égratignures aux genoux, hématome à la paume de la main, d'où l'utilité de porter des gants de cycliste en toutes circonstances.
Ça s'est nettement amélioré après avoir enlevé les lanières de mes cale-pieds, qui m'empêchaient de retirer assez vite mes pieds des cale-pieds. Une chute a nécessité 4 points de suture au genou.
- mes maux de dos chroniques ne m'ont fait souffrir que le matin, au moment de sortir de ma tente; je me sentais vieille et rouillée
- j'ai eu 2 épisodes de diarrhée, le 1er de quelques heures, le 2ème de 21 jours, au Pérou. En cause, soit 500 gr d'épinards frais mais cuits, soit, plus probablement, 1/2 verre d'eau du robinet non filtré. J'ai utilisé un filtre en céramique Katadyn, léger, pratique, assurant partout un approvisionnement en eau potable et limitant la production de déchets plastiques.
- j'ai constaté une pousse accélérée des ongles des mains, non sollicités sur le guidon du vélo; comme quoi, les ongles s'usent par frottement
- at least but not least : j'ai consulté pas moins de 6 dentistes, au Brésil, en Argentine, au Nicaragua et en Espagne! Ce sont finalement mes dents qui m'ont causé le plus de soucis...
Bref, je n'ai eu aucun souci majeur de santé, ma pire crainte étant de me retrouver seule dans le coma suite à un accident de la route. Mais je savais aussi que personne n'allait me laisser moribonde au bord de la route.
Dans un village, je trouve une affichette "ubernachtung fur radler" (hébergement pour cycliste). Je m'y
reconnais immédiatement, on me propose une caravane d'un autre âge dont l'intérieur m'a laissée rêveuse... Un vieux tourne-disque, un tas de 33 et 45 tours, une radio des années 60 au son
grésillant. Je l'allume et la voix de France Gall jaillit, suivie de Pink Floyd puis de U2. Je suis aux anges et délaisse la télévision en plastique rouge. Mon hôte place mes chaussures devant la
flamboyante cheminée (mais Saint-Nicolas ne passera pas), me prête ses pantoufles et m'invite au petit-déjeuner. Mon séjour en Allemagne s'annonce bien.
Le but de la 2ème partie de mon voyage était de visiter la Scandinavie et les pays baltes; je considérais, bien à tort, la Pologne et l' Allemagne comme
étant des pays de transit sur la route du retour vers la Belgique. Pas de guide de voyage pour ces 2 pays, mais une vieille carte qui donne de 1 à 3 étoiles aux endroits intéressants à
visiter.
Ma 1ère impression en entrant en Pologne est que les maisons sont beaucoup mieux entretenues que dans la partie de la Lituanie que je viens de traverser. Les vaches peuvent gambader à leur guise
dans les prairies, les gens sont aimables et souriants et les routes sont parsemées de statues de la Vierge et de crucifix. J'étais entrée dans le monde catholique en Lituanie, en Pologne, je
suis en plein dedans. On retrouve l'église au milieu du village.
La langue est beaucoup plus facile à appréhender que dans les pays baltes, l'écrit du moins. On peut deviner facilement la signification de nombreux mots, et ça aide beaucoup. Mais les gens
parlent peu de langues étrangères, ou alors c'est le russe et parfois l'allemand.
Les Polonais ont des petites voitures, les nombreuses Fiat 125 et 126 attaquent avec ardeur les petites courbes des routes. A voir l'état de certaines voitures, je ne suis pas sûre de
l'existence d'un contrôle technique. Les pistes cyclables sont rares mais les routes peu fréquentées.
Il y a peu de campings, mais des chambres chez l'habitant, avec salle de bain et cuisine, pour la modique somme de 10 Euros. Pour le décor, on se croirait dans les années 60. Rideaux à grands
motifs géométriques orange et brun, table en formica, papier toilette qui ressemble à une râpe à carottes, poubelles en fer comme quand j'étais petite... Les lits sont très mauvais mais l'accueil
toujours excellent.
Le fait de suivre les étoiles de la carte réserve de bonnes surprises. Basilique jésuite avec cloître, châteaux, belles églises, presque toujours en briques rouges. Les villages sont beaux, des
festivités se préparent; à mon avis, ça doit être la fête de la fin des moissons. Mais comme je ne parle pas le polonais, personne ne peut m'éclairer sur ce point. Toujours est-il qu'on peut
admirer dans les villages d'énormes bonshommes faits de ballots de paille, avec des tournesols à la place des yeux et une courgette en guise de nez. Vraiment joli d'autant plus que c'est
inattendu.
Au départ, j'hésitais entre passer par le sud de la Pologne et Cracovie, et le Nord et Gdansk. Comme la météo semblait plus clémente dans le Nord, j'ai opté pour cette 2ème solution. Gdansk,
ville millénaire, est absolument superbe. Ses maisons, de style "maniériste hollandais" (je vous cite la brochure en français de l'office du tourisme) ont beaucoup de cachet et la grue du
port est impressionnante. C'était la plus grande de l'Europe médiévale, elle servait au transbordement et au dressage des mâts sur les navires.
Il continue à faire froid mais j'attends un possible été indien avant d'abandonner mon short dans un container à vêtements... Ici, les magasins de seconde main sont légion, on sent que les gens
ne vivent pas dans le luxe. On trouve de quoi s'alimenter en abondance, mais je flâne longtemps parmi les rayons des supermarchés, je ne sais plus quoi manger et on ne peut pas dire que la
Pologne soit la championne de l'épicerie fine, tout comme ses voisines du Nord, d'ailleurs...
Je traverse une région de petites collines parsemée de lacs. Malheureusement, il fait gris. Je continue à rouler de 90 à 134 km par jour, je ne sens plus le
poids de mes sacoches. Je ne croise presque plus de cyclistes et mes contacts avec les gens se limitent presque à les interroger sur l'itinéraire. On ne se comprend pas, mais ils n'hésitent
pas à prendre un bâton, à tracer l'itinéraire dans la terre et à assurer que j'ai bien compris. A Gdansk, un monsieur a même eu la gentillesse de téléphoner à l'auberge pour demander comment y
arriver. Vraiment serviables.... C'est le Tour de Pologne, les cyclistes belges, semble t'il, ont gagné certaines étapes et les Polonais sont très fiers pour moi.
En 2012, la Pologne accueillera l'Eurofoot. Suite à un appel d'offre, les Chinois ont obtenu le marché pour construire stades et routes, à moitié prix par rapport
aux autres candidats. Viendront-ils avec des millers d'ouvriers chinois?? Quand je pense aux nombreux ouvriers polonais qui viennent travailler en Belgique dans la construction...
Je quitte la Pologne par Szczecin (ceci pour vous montrer à quel point les Polonais aiment les successions de consomnes...). Côté polonais, il y a plein d'échoppes qui vendent fruits, légumes,
vêtements bas de gamme, cigarettes... Il y a aussi beaucoup de salons de coiffure. On est samedi et les Allemands sont nombreux à venir y faire leurs emplettes. Je vais vers Neubrandeburg où j'ai
été invitée par Marcus,un cycliste rencontré à 2 reprises en Finlande.
Le calme est garanti en bord de mer
mais il commence à faire froid, 3 degrés la nuit et je dois sortir ma panoplie de vêtements hivernaux. Le vent souffle du Nord-Est, ca tombe bien car je vais vers le Sud-Ouest, mais si mes calculs
sont bons, il vient de Sibérie! La côte est sauvage, le sable blanc et les longues plages désertes. Le camping sauvage est interdit, mais je n'ai pas toujours le choix; j'adopte donc la technique
du camoufflage et ca me permet d'apercevoir biches et piverts.
Voici la photo d'une affiche qu'on retrouve un peu partout dans les rues de Riga...
Je continue à monter vers le Nord avec pour 1er objectif la ville d' Uppsala. On peut y admirer cartes et manuscrits anciens, il n'y a rien de tel pour me stimuler
en cours de route et je ne serai pas decue...
Je traverse lacs et forêts, il fait beau et j'admire la facon dont les maisons s'intègrent dans la nature. Toujours très belles, soignées, fleuries, jardin fraîchement tondu et herbes folles aux
alentours.
Les boîtes aux lettres qui s'alignent le long des routes sont souvent
joliments décorées.
Les petites routes révèlent de belles surprises: anciennes usines reconverties en musée, églises avec superbes fresques aux tons pastels; dans l'une d'elles, vide, il y avait un bouton
"franska". Je l'ai enfoncé et d'excellents commentaires en francais ont retenti sous les voûtes. Qui l'eut cru?
Je fais beaucoup de camping sauvage, au bord des lacs, dans les champs, mon campinggaz fait merveille.
Le 1er août, brusque changement de temps, nous perdons 15 degrés en un jour. Pluie quotidienne ou presque. Ca n'empêche pas certaines Suédoises de pédaler en dessus de maillot de bain (j'en
connais qui vont venir faire un tour par ici) alors que j'hésite à ôter ma veste et que j'ai des manches longues. Je suis devenue très frileuse!
Je longe la mer, ce qui n'est sans doute pas le meilleur choix d'itinéraire car la grand route n'a aucun charme et il y a peu d'alternatives, à moins d'accepter de tripler le nombre de km à
parcourir... En outre, certains troncons de cette route sont interdits aux cyclistes, notamment celle qui accède à un site inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO. Frustrant! Cela oblige
parfois à contourner un superbe fjord, alors, on ne regrette pas le détour.
Sur la grand-route, je ne suis jamais contente. Quand on annonce 2 bandes de circulation (toujours avant une montée) plus un accotement, je me dis "zut, une montée" mais cela veut dire aussi
que je ne me ferai plus frôler par les autres usagers à 110 km/h. Quand on annonce une seule bande, cela signifie descente et je devrais me réjouir mais ca veut dire un accotement plus
étroit que l'envergure de mon vélo. Je me retrouve donc dans un goulot, camions et voitures klaxonnent rageusement pour bien me faire comprendre que je gêne.
J'hésite donc à persister dans mon idée de contourner le golfe de Botnie et change d'avis d'une heure à l'autre. Au moment où je me suis décidée à continuer, je me suis retrouvée sous la
pluie sur une piste de terre avec montagnes russes qui s'est transformée en piste de grosses pierres, impraticable! Ce fut la cerise sur le gâteau et je me suis dit que finalement, prendre
le ferry n'etait pas une si mauvaise idée. 2 cyclistes polonais voulaient prendre le train, un Suédois m'a conseillé d'aller au plus vite vers le Sud pour éviter les frimas.
J'ai quitté la Suède à regret, les gens y sont vraiment sympas, mais il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'idée.
J'ai donc pris le bateau qui relie Umea, en Suède, à Vaasa, en Finlande.
Chaque fois que je passe une frontière, je me pose 3 questions principales. Comment sont les gens, comment sont les routes, est-ce que je vais bien manger? J'ai des préoccupations très terre à
terre... et j'ai appris à ne plus croire les guides de voyage.
En Finlande, les campings sont toujours aussi bien équipés, avec cuisine complète et salle à manger, bien utiles quand il pleut. A cela s'ajoute le sauna, et ca, j'adore! Après une journée
de vélo, c'est encore plus appréciable et je m'y délasse avec délices...
Les routes sont souvent doublées de pistes cyclables, et ca, c'est une bonne surprise. Les Finlandais sont décrits comme étant plus froids et plus réservés que leurs voisins, ca semble assez
vrai, mais n'empêche que le lendemain de mon arrivée, alors que je demandais le chemin du camping à une cycliste, cette dernière m'a dit que je n'allais quand même pas passer la nuit toute seule
dans le camping et qu'elle me proposait sa chambre d'amis. Je n'ai pas hésité, même si j'ai dû retourner 6 km en arrière, l'occasion était trop belle de rencontrer des indigènes et de voir
comment ils vivent. Et surtout, l'invitation était faite si gentiment et c'etait la 1ère de ce type pour moi en Europe...
Et pour Kielo aussi, elle ignore pourquoi elle a fait cette proposition si spontanément, alors qu'elle
parle à peine l'anglais.
Kielo est infirmière, son mari Hannu est charpentier. Ils m'ont préparé un sauna, sans oublier la brassée de menthe sauvage destinée à se fouetter le corps. J'ai fait honneur à leur repas en
vidant tous les plats posés sur la table et j'ai dormi avec délices sous une moëlleuse couette. L'anglais de mes hôtes était plus que balbutiant mais cela ne nous a pas empêchés de passer une
excellente soirée. Ils se chauffent au bois, un gros poële trône dans chaque pièce. Autour du solstice d'hiver, ils ne voient jamais le soleil, à moins de monter sur une colline avec vue
dégagée.
La rentrée des classes a eu lieu ce 11 août, certains campings et ferries ferment déjà; incroyable comme la saison estivale est courte.
Le finnois est une langue ouralienne, autant dire sans aucun rapport avec les langues latines ou germaniques. Beaucoup de Finlandais ne parlent pas l'anglais mais en battant le
rappel, on trouve toujours quelqu'un qui parle anglais. Leur langue comprend un nombre hallucinant de "k". Nul doute qu'ils figurent en grand nombre dans le scrabble et qu'ils ne valent qu'un
point! Quand je parlais du problème de lecture d'étiquettes dans les supermarchés, on m'a dit que c'était simple, que tout était écrit aussi en suédois. Ah oui, il suffisait d'y penser...
Je suis à Tampere, 3ème ville du pays. Près de l'auberge de jeunesse, il y a un "erotic restaurant" avec private show et nurse show, ceci pour planter le décor... Si je veux me faire un peu
d'argent de poche, je sais où aller postuler...
Je viens de voir une superbe expo sur le Tibet mais on peut aussi aller au musée de l'Espion, à celui de la chaussure, ou de la tasse de café ou du hockey sur glace. Le choix ne manque pas.. Tous
ces musées siègent dans d'anciennes usines textiles en briques rouges, c'est vraiment superbe.
J'ai l'intention d'aller faire un tour vers les îles d'Oland avant de gagner Helsinki. Après, on verra, j'ai plusieurs idées en tête!
Et mes amis cyclistes à sacoches?? Ils se font de plus en plus rares et on voit de tout.
Il y a les 2 Australiens en tandem qui contournent la mer Baltique en 10 semaines et qui ont particulièrement apprécié l'archipel d'Aland et la Russie; ce sont les lointains voyageurs.
Il y a celui qui fait consciencieusement ses étirements dès qu'il arrive au camping et qui, dès potron-minet, est déjà reparti. C'est le pro de la bande.
Il y a celui qui roule en vélo couché, un retroviseur fixé à son casque; c'est mister gadget.
Il y a la Suédoise qui, la soixantaine bien sonnée, voyage seule avec toute sa maison sur son porte-bagage, les traits burinés par le soleil. C'est la prévoyante.
Il y a celui qui, 155 cm pour 50 kg tout mouillé, a choisi la remorque et qui a un chargement certainement supérieur à son poids corporel; c'est le juste poids...
Il y a la famille de Néerlandais, la gamine de 6 ans sur un vélo additionnel, le gamin de 8 ans tout seul sur son vélo avec d'énormes sacoches. Mais c'est un leurre, il ne transporte que les
duvets...
Il y a le couple d'Allemands qui mange des fruits et 2 cuillers de farines diverses le matin, qui grignotte des dattes la journée et qui mange
des fruits, légumes crus et fromage le soir. Pas besoin de campinggaz... Ce sont les "retour aux racines".
Il y a les 2 Polonais affalés sur l'herbe qui après 10 jours, veulent déjà prendre le train; ce sont ceux qui se sont surestimés.
Il y a l'Allemand qui, comme moi, se demande de quoi vivent les moustiques dans la forêt quand il n'y a pas d'humain dont ils peuvent sucer le sang, qui fait des sudokus le soir, qui roule 100 km
par jour, qui mange 300 gr de pâtes au dîner, qui aime passer la soirée avec un autre cycliste. C'est mon alter ego.
Les cyclistes voyageurs, je les trouve tous sympas; c'est toujours un plaisir de parler voyage, mécanique, météo avec eux. Les plus nombreux sont les Allemands et je n'en ai encore rencontré
aucun qui vive plus au Sud que moi. Je suis donc la méridionale de service...
| Juillet 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | ||||||
|
||||||||||